Il faut instaurer une culture de lecture en famille, dans son quartier et dans sa communauté.

Belle, intelligente et entrepreneure, Rita DRO est une journaliste indépendante, blogueuse qui a su développer un projet avec ce qu’elle aime le plus. Pour Rita, la lecture est une véritable passion. Ainsi, il y a un an environ, elle décide de partager cet amour pour la littérature en lançant le concept “Notre Boîte A Livres’’. “Notre Boite A Livres’’ est un concept de promotion de la culture du livre qui mise sur le partage libre et gratuit de bouquins dans l’espace public.Comment Rita a-t-elle su concilier projet et passion ? Que faut-il pour être amoureux de lecture ? Comment peut-on réaliser ses rêves ? Ensemble découvrons les réponses débordantes d’enseignement et de motivations de Rita DRO dans cette interview.

  1. D’où vous est venue l’idée de vous lancer dans la création de « Notre boîte à livres » ?

A la base, je cherchais à offrir plusieurs de mes livres déjà lus dont je ne comptais pas garder dans ma petite bibliothèque personnelle. Piquée par le virus de la lecture dans les années 2000, l’aventure livresque s’est corsée en 2014 et depuis, les bouquins se sont entassés chez moi. C’est dans ma recherche de solutions pour ce « trop plein de livres » que je suis tombée en janvier 2019 sur le concept des boites à livres via Facebook. Tout de suite, j’ai aimé l’idée des échanges gratuits et du partage des livres dans les espaces publics. Je me suis documentée sur le concept et le mois suivant précisément le 9 février 2019, nous avons installé une boite à livres dans mon jardin à la Riviera 3, cité Laurier 1.

  1. Que faut-il aux amoureux de la lecture pour accéder à « Notre boîte à livres » ?

Il ne leur faut pas grand-chose. Juste se rendre à notre cité, Laurier 1 à la Riviera 3, renseigner une fiche puis repartir avec un livre. Si l’amoureux dispose de livres déjà lus, il peut les déposer et repartir avec les nôtres. Pour ceux ou celles qui souhaitent en installer dans leurs quartiers, il suffit de reproduire le modèle de notre bibliothèque ou pas et nous contacter. Nous leur offrirons quelques livres et un coaching pour débuter l’activité.

  1. Quels sont les livres qui ont contribué au développement de votre personnalité ? Et quels sont ceux qui vous accompagnent aujourd’hui ?

La liste est longue (rire). Il y a « La dernière nuit du Raïs » de mon auteur préféré Yasmina Khadra. C’est en fait le package d’un grand reportage d’investigation assorti au profil psychologique du guide Libyen Mouammar Kadhafi. Après lecture de ce roman, plus jamais vous ne jugerez. Vous sortirez de là grandi. Forcement. Il y a également « Une si longue lettre » de Mariama Bâ, pionnière du féminisme en Afrique subsaharienne selon moi. Et pour finir « Les secrets de l’académie » de l’excellent journaliste, écrivain, homme de culture ivoirien Michel Alex Kipré. Dans ce livre se cache des secrets de la vie. C’est un homme de grande valeur,  voilà ce que vous direz après fermeture de ce mini joyau.

Les livres qui m’accompagnent sont « Sang pansé » de Michel Alex Kipré, «La tresse » de Laetitia Colombani, « Petit pays » de Gaël Fall et puis je me suis lancée dans la lecture de tous les classiques africains, véritables greniers du savoir et de notre histoire.

  1. Comment expliquez-vous que notre siècle ne soit plus capable d’engendrer des femmes amoureuses de littérature comme vous ?

Mon pays compte des amoureuses de la littérature. J’en connais. Yehni Djidji, Mireille Tchonté Silué, Lala Méita, Cathy Nomel entre autres sont pour moi la preuve que notre siècle compte des femmes qui ont adopté la lecture. Il faut déjà comprendre à notre niveau l’importance de la lecture dans notre développement harmonieux. Ensuite, être un exemple dans son environnement proche. Instaurer une culture de lecture en famille, dans son quartier, sa communauté. C’est à ce prix que nous impacterons la jeune génération.

  1. Que pouvez-vous dire aux femmes qui souhaitent entreprendre dans le social et qui ne possèdent pas suffisamment de ressources ?

Il faut qu’elles se lancent avec le peu dont elles disposent. Avec leur volonté, le travail, la persévérance et l’aide des réseaux sociaux, le succès viendra.

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